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Point prêt pour le positivisme économique.

12 janvier 2017 - Jeux d'écriture

 

Cette ère est notre, faisons apôtre,
Plutôt que de nous vautrer et voter en espérant que ça va changer.
Quand j’entre dans l’antre de mes pensées je m’amuse à chasser les raisons
qui font que je vais m’apitoyer sur mon sort car comme tous.
Je suis coupable pas incapable donc quand je tombe de Charybde en Syllabes
Faut pas penser qu’il y ai des tendances irrémédiables. Au Diable
Ces pensées néfastes qui font que l’on s’efface pour laisser l’espace face à ceux qui bluff la paire d’as et raflent tous les projets.
Mais nos idées sont précieuses aussi, elles sont à partager.
Après, c’est vrai, c’est pas facile de s’exprimer, de se justifier, de s’affranchir, face à ceux qui affirment sans frimes que nous sommes des infirmes de la pensée et que notre tâche est d’appliquer.
Alors que penser c’est douter, critiquer en évitant les conclusions anticipées, c’est lier
L’origine, le stimulant, la suggestion, l’exploration,
à la poursuite systématique de nouveau chemin de réflexion (1). Sans exception,
C’est refuser l’excision de cette part en nous qui nous pousse à converger
Vers l’association (2), sans conditions ni prescriptions.
Les beaux discours sont ce qu’ils sont : beaux. Sans plus.
On sait que c’est dans l’action que se réalisent les convictions.
Et face au constat, ce que je vois ne me plaît pas :
Les sentences sont inégales, l’état des lieux d’l’Etat est abyssale.
Quand même au fond de moi je veux croire qu’on est là, eux sont lassent
Et que cette fois il n’y aura pas de tour de passe-passe.
Mon sang est ancré, hémorragie d’idée.
Introspection, exultation, rapper c’est avancer ses réflexions.
La saignée me permet de mettre tout ça sur papier.
Alors merci de l’idée mais tu peux remballer ton kleenex, j’reste flex.
J’rentrerai plus dans ce vortex complexe qui me laisse perplexe
Et qui sans cesse compresse mon plex-us, j’commence mon exodus.
Pas vers le consensus mais la convergence; aucune chance
Que tu captes la nuances sans des nuits passées à s’expliquer nos différences.

Pour que la démence de la peur de l’autre,
Se transforme en clémence pour nos erreurs d’écoutes.

Car mon cœur pleure quand des frères et des sœurs meurent,
Liés par un cordon qui s’trouve être une contrefaçon.
J’suis contre cette façon qu’on a de faire des distinctions.
Ce n’est pas que ce monde ne tourne pas rond c’est que comme lui on tourne en rond.
Comme un poisson dans son bocal on pense à nous pas à l’international;
C’est pas sans mal mais c’est vrai que dans le fond c’est pas si mal.
Piégé dans un cocon sans peur, avec à peine de place pour
Une âme sœur, sauf erreur ça c’est l’instinct de prédateur.
Voilà pourquoi je ne croit pas qu’un contrat sorte l’Homme de l’état de nature,
Car il est dur de croire que la raison seule domestique la bête pure (3).
Chanceux sur les conjectures rien ne prouve qu’on peut se passer d’la ceinture.
Il n’est qu’un jeu le positivisme voulant faire du social une science dure (4).
Même si j’objectivise, je ne veux pas tomber dans cette emprise,
Alors j’essaye de prendre le temps, pas la première brise pour éviter toute méprise.
Stp laisse moi t’expliquer d’où vient le plaidoyer,
Propriété privé, renforcement des contrats et biens publics (5)
Sont l’optique du FMI et de sa clique.
Pas pratique les néoclassiques ont calé de l’abstrait dans le théorique.
Pas d’panique j’t’explique :

Pour faire simple, le positivisme économique commence avec Léon Walras. Cet économistes croyait à la possibilité d’appliquer la mathématique à la vie sociale et que grâce à cela on pourrait trouver un équilibre unique et stable du marché dont émanerai la paix sociale (6).
Pour cela il a formaliser la loi de l’offre et de la demande et Debreu a cru la résoudre. Si offre = demande, le problème de Walras est cohérent, il y a une solution (7).

Jme bat pas contre les apports potentiels de ces modèles,
Juste contre leur recommandations qui me parraissent irréelles.
De plus, comme Arrow, Schonnenchin ou Nash (8) l’ont démontré,
On est très loin de Platon et du monde parfait des idées (9).
Idem pour les 5 hypothèses de la C.P.P. (10)
Qui n’ont pas bien mis longtemps avant de s’faire récuser.
Pour les non convaincus voyez Gödel et Hilbert (11) :
Purifier les math c’est vouloir un grand soleil en hiver.
Je vous le dit, vicieux est le jeu d’Hary Sheldon (12),
L’appliquer de nos jours est à l’image de ce que Shell donne.
Apprenons l’abcdaire de ces frivolités pour montrer aux tarés,
que plus que la vérité, l’humanité veut la solidarité.


(1) Penser c’est douter, critiquer en évitant les conclusions anticipées, c’est lier l‘origine, le stimulant, la suggestion, l’exploration,
à la poursuite systématique de nouveau chemin de réflexion : Voir John Dewey, comment nous pensons http://www.brainternet.net/philosophie/

(2) L’association : Dans le sens entendu ici, il en va de l’association comme nouveau paradigme (nouvelle représentation du monde) économique. « Penser (…) c’est refuser l’exision de cette part en nous qui nous pousse à converger vers l’association » peut être compris comme « penser c’est refuser l’aliénation de notre instinct nous poussant à remettre en questions les systèmes en place  sous l’étendard de la révolution (la convergence vers l’association) ». Penser est un acte révolutionnaire car chaque pensée rend le monde plus actuel.

(3) Au contrat qui sorte l’Homme de l’état de nature, car il est dur de croire que la raison seule domestique la bête pure : les partisans du contractualisme supposent que l’origine de l’Etat est un contrat entre les Hommes qui, en renonçant à une partie de leur liberté, fondent des lois garantissant la perpétuation de la société (contrat social de Rousseau, Léviathan de Hobbes). Pourquoi pas, c’est une représentation qui se vaut. Mais bon la symbolique ne me plait pas trop pour pleins de raisons qu’il est inutile de détailler. Je préfère croire que la société se forme en réaction à son environnement qui détermine aussi la symbolique. Voilà pourquoi « chanceux sur les conjectures rien ne prouve qu’on peut se passer de ceinture ». Voilà pourquoi le positivisme n’est qu’un jeu pour l’instant.

(4) positivisme voulant faire du social une science dure : le positivisme est l’utilisation conjointe de la  philosophie des sciences et de la philosophie de l’histoire. En économie cela se traduit par l’utilisation de modèles mathématiques pour organiser la société. Mais comme pour beaucoup d’écoles de pensée, le positivisme est basé sur des hypothèses. Or celles du néo-libéralisme sont très faciles à remettre en cause. Mais la plupart des économistes d’aujourd’hui ne prennent pas assez en compte cela, chez les orthodoxes en tout cas. Les sciences sont relatives pas absolu. Les sciences dures sont au courant de ce fait, les sciences sociales ne doivent pas se mettre dans l’illusion.

(5) Propriété privé, renforcement des contrats et biens publics : Selon Avinash Dixit (Princeton) les institutions doivent se concentrer sur trois point. Garantir la propriété privé, renforcer les contrats (tant le contrat social que le contrat au sens populaire)  et garantir la fourniture optimale (la plus favorable, « parfaite ») de biens publics (les services de l’Etat : sécurité, éclairage public …). Selon beaucoup d’institutions et d’économistes il existe le moyen d’optimiser au maximum les institutions qui gouvernent les sociétés. En soit, il croient qu’il y a une logique, un système plus performant que tout les autres car c’est ce qu’ils croient comprendre de l’utilisation de la mathématiques. Mais je ne croie pas à une axiomatisation totale. (voir Gödel et Hilbert)

(6) Léon Walras. Cet économistes croyait à la possibilité d’appliquer la mathématique à la vie sociale et que grâce à cela on pourrait trouver un équilibre unique et stable du marché dont émanerai la paix sociale : Walras est le premier à avoir conceptualisé et décrit analytiquement un marché et posé la question de l’harmonie sociale lorsque les individus échangent. croyait en la mécanique sociale, c’est-à-dire la possibilité d’appliquer la physique à la vie sociale. Il croyait à l’équilibre, une paix sociale. Mais il n’a jamais pu le démontrer. Il en a quand même eu l’intuition en posant la loi de l’offre et de la demande.

(7) Debreu a cru la résoudre. Si offre = demande, le problème de Walras est cohérent, il y a une solution : C’est Debreu qui a démontré la loi « offre égal demande », une centaine d’année plus tard. En se posant la question de l’équilibre des marchés, Walras, sans le savoir, avait posé le théorème de Brouwer. Walras avait comme image du marché de la Bourse comme le marché par excellence. Un lieu ou offreurs et acheteurs écoutent un crieur de prix (état, loi, commission…), extérieur au marché. L’existence de ce Saint Esprit qui fixe les prix est le talon d’Achille de la théorie. Mais al démonstration de Debreu n’a pas tenu longtemps avant de se faire récuser (par Debreu lui-même).

(8) Arrow, Schonnenchin ou Nash : Arrow reprend le paradoxe de Condorcet qui disait qu’il y a des systèmes de vote, qui dans certains cas spécifiques ne sont pas cohérents avec les préférences des votants. Arrow, dans son théorème d’impossibilité, démontre, sous réserve d’acceptation de ses hypothèses, qu’il n’existe pas du tout de système assurant la cohérence, hormis celui où le processus de choix social coïncide avec celui d’un seul individu, parfois surnommé dictateur, indépendamment du reste de la population.
Schonnenchin montrera avec Debreu et Mantel que l’équilibre général que cherchait Walras n’est pas unique. Et donc qu’il n’existe pas qu’une paix sociale mais des paix sociales.
Nash, avec sa théorie des jeux, a fait passé l’analyse économique d’une vision paramétrique à une vision stratégique donc autant dire que le concept d’équilibre général est vite passé aux oubliettes.
Il y a eu de nombreux autres théorèmes comme ça pour démontrer les impossibilités et les incohérence. L’économie est un jeu qui se veut dynamique. A chaque nouvelle incohérence un nouveau modèle est crée. C’est un peu comme les magiciens qui veulent trouver le tour le plus spectaculaire. Mais un jeu reste un jeu et on ne doit pas parier des vies là dessus.

(9) Platon et du monde parfait des idées : SI j’ai bon souvenir des cours de terminal (ça remonte à y’a 10 ans)- Quand on né on passe par le monde des idées absolues. Un monde où l’on peut avoir une définition parfaite des mots et des concepts. Mais humain nous n’avons que l’intuition de ce monde. Nous ne pouvons que nous rapprocher du monde des idées sans jamais l’atteindre.

(10) 5 hypothèses de la Concurrence Pure et Parfaite : le libéralisme est un monde de concurrence libre. Le néolibéralisme est un monde de concurrence pure et parfaite. Il y 5 hypothèses à cela :
– atomicité : le nombre d’acheteurs et de vendeurs est très grand et aucun des agents n’a un poids sur le marché suffisant pour pouvoir influencer le prix.
– homogénéité des produits : tous les produits qui sortent des entreprises ont des concurrents homogènes et substituable. En gros, les soda cola, les pates à tartiner … sont tous identiques donc échangeables par les consommateurs.
– fluidité : libre entré et sortie du marché. Quiconque veut s’adonner à une certaine production peut le faire sans restriction ni délai. Les firmes qui composent l’industrie ne peuvent s’opposer à l’arrivée de nouveaux entrants.
– libre circulation des facteurs de production : La main-d’œuvre et les capitaux se dirigent spontanément vers les marchés où la demande est supérieure à l’offre ; il n’y a pas de délai ni de coût dans leur reconversion.
– information parfaite : tous les participants au marché ont une connaissance complète de tous les facteurs significatifs du marché. L’information parfaite de tous les agents sur tous les autres et sur le bien échangé suppose une information gratuite et immédiate.

Et y’a pas besoin d’être économiste, savant, expert ou quoique ce soit pour dire que ces hypothèses ne sont pas réalistes.

(11) Gödel et Hilbert – Voir la vidéo explicative de la chaine youtube science étonnante : ICI
Ou Tom Verdier : Lucie dans le ciel – « Hilbert rêvait de mathématiques totalement détachées de la réalité. Il pensait que pour inventer une nouvelle théorie mathématique, il suffisait d’énoncer des axiomes, posés arbitrairement comme vrais, et de les mouliner avec les règles de la logique pour en déduire toute les théories possibles. Le but ultime était de trouver automatiquement toutes les propositions vraies dans la théorie. Or Gödel, en 1931, réussit à démontrer que la complétude était prise en faute. C’est-à-dire que certaines propositions pouvaient être vraies dans une théorie donnée sans qu’on puisse la démontrer à partir des axiomes. C’est un résultat remarquable car il a posé la limite des mathématiques comme jeu de construction telles qu’Hilbert les rêvait. C’est le fameux théorème d’incomplétude de Gödel. Pourquoi fait-on des démonstrations? Il y en a de plusieurs milliers de pages qui permettent d’affirmer qu’une proposition est équivalente à une autre. C’est-à-dire qu’il existe une réalité où ces deux propositions sont équivalentes, mais qu’on ne peut pas voir cette réalité directement. On ne peut que voir ces propositions et apprendre à savoir qu’elles sont équivalentes. C’est tous ce dont notre conscience est capable, les seules prises qu’elle a sur cette inaccessible réalité sous-jacente. Et pendant 1000 pages on aura donc écrit la même chose sous une forme légèrement différente à chaque fois. Mais la similitude est une impression, pas un fait. Si on tourne 3 pages, on ne vois plus la similitude et pourtant c’est la même. Et enfin la véracité de la démonstration, au final, c’est seulement que tout le monde tombe d’accord dessus. C’est encore humain cet accord. Les mathématiques sont l’aveu d’impuissance de la conscience humaine à voir les réalités elles mêmes. Avec le LSD, j’ai soudain été capable de voir des choses en elles. même de toucher de réalités fondamentales sans poser par des propositions les transcrivant, de trouver normaux des raisonnement que j’appelle aberrants le reste du temps, de les trouver même plus vrais que la réalité coutumière. J’ai réalisée que trouver une chose vraie et logique n’est qu’une sensation, que cette sensation peut changer. On l’avalise pour cette seule raison qu’elle est consensuelle dans l’espèce. Oui, nous sommes des aveugles et les mathématiques sont une des nos cannes. »

(12) Hary Sheldon : est un personnage du cycle des fondations de Isaac Asimov. Il est l’inventeur de la psychohistoire, qui permet de prédire le futur à l’aide d’équations mathématiques décrivant le comportement global des êtres humains. Le premier livre des fondations commence par Hary Sheldon qui explique au conseil galactique (en gros) que l’humanité va sombrer dans 30 000 ans de chaos mais que grâce à la psychohistoire il peut réduire ce chaos à 1000 ans.