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L’étranger

15 janvier 2017 - Jeux d'écriture

D’AG en AG j’ai pris de l’âge j’ai, secoué mes mains pour partager mes idées,
Mais le manque d’agilité a fait que plutôt que d’ajouter nos témoignages à l’agenda
Le plus souvent les autres nous ont dévisagés.

Voilà pourquoi je rends hommage aux sages  qui peuvent repousser un carnage
Sans que ce soit un gage. Et comme eux je ferais un passage en cage si je pouvais calmer cette rage
Car on nage dans la médiocrité et quittant l’sauvage je sais ce que j’donnerai pour l’repêchage :
Mes yeux, qui l’sait ?

Parce que même quand je reste zen je suis allergique à ce pollen. Nulle haine n’est saine si secrète,
et en fait, la mienne me vient seulement d’la peine : dépassons la machine keynésienne (1) pour éviter que la main humaine ne répande une n-ième vague de misère sur le devant d’la scène.

Et quand je prose l’éthique ma prose évite le prosélytisme, je voudrais juste qu’on mette sur pause l’élitisme et qu’ensemble on entreprenne l’éclectisme pour sortir du mysticisme du positivisme ésotérique (2) . Assez de graphiques, réadaptons l’économie classique (3).

Pourtant ça tire sur les satires hétérodoxes (4) et ils s’attirent les foudres des sadiques.
Et ça dit qu’il faut qu’on les écoute quand ils nous expliquent que le transcendant pratique met en place de raisonnables politiques publiques : sur ça je dois avouer que je suis sceptique.

Si l’intention est lumière du prisme des moyens nécessaires (5). Il n’y a pas de « Mais » c’est claire. Questions cruciales – Individualisme, organisme social, intention ou conséquentialisme : moultes bêtises (6). Fuck les misères de la pensée, ne compte que celles de la vie, la vraie.

À tous les partisans du contrat n’est-il pas mieux d’avoir le choix (7) ? Lisez Sen (Amartya) pour comprendre les problèmes de votre doctrine et vos peaux blêmes pourront s’en sortir. De con-fusion en confusion, nous assistons à l’échec de l’opération.

Je viens de phone l’esthétique et via le jeu phonétique je dis que je cherche l’aiguille dans l’foin dl’éthique, je m’explique. C’est un combat contre la prétention due à la certitude dogmatique de nos perceptions et visions intimes des mondes métaphysiques (8).

Le paradoxe de Condorcet (9) est aujourd’hui facile à dépasser, on l’sait : démocratie liquide (10) une belle étape pour commencer. Sans oublier Galbraith qu’à montré qu’on sfaisait manipuler. La demande eu fait l’offre, pour un retour dans l’passé y a qu’à boycotter (11).

En industrie ou politique pas de compromis avec les cons promis car soif de pouvoir commune les rares qui sortent du lot sont isoler, échappent à la télé. Sommes-nous condamnés à subir d’interminables discours inter-minables qui s’couvrent.

Alors que Babel c’est fait. Certes pas ordonnée comme ordonné, mais il faut se rappeler de l’idée cachée derrière la métaphore (12). Ici c’était mettre ta force et ma force au profit d’une méta-force.
1 et 1 font trois, ensemble la plus-value s’étale fort (13).

Il existe des coopérations internationales voilà pourquoi je dis sans mal que le langage mondial est là. Et les infrastructures loin dl’usure sont d’usages, la tour aussi est là : cachée, disséminée partout dans le paysage.

Alors que faire après, quelle mythologie ensemble inventer ? Merde c’est vrai, dans un monde d’optimalité nos vies sont minimisées (14) c’est comme jouer au monopoly au monde de Minnie et Winnie alors qu’ensemble on pourrait prétendre à winner l’existentialisme (15).

Pour oublier cette intuition j’eu briller à m’exposer dans le son minimal avec recherche invariable de maxi femelle sans subtilité, je ne vais pas m’en cacher. Mais la futilité, avec facilité, m’aide à oublier le poids que ma conscience me fait porter.

Pas d’amalgame, du mal la gamme est variable. Mon vague à l’âme ne sert pas à aliéner la symbolique de mes actions. C’est juste une transmission. Nous sommes tous les étrangers de Camus (16) et il tient qu’à nous d’nous parler avant que caduc, le soleil nous chauffe, et qu’on s’tue.


(1) Dépassons la machine keynésienne : en gros Keynes « invente » la macroéconomie moderne (en gros l’analyse théorique des grands agrégats économiques : revenu, investissement, consommation, chômage, inflation …). À une époque où les économistes essayaient encore de trouver un équilibre général du marché (voir Point prêt pour le positivisme économique),  Keynes pose le postulat macroéconomique justifiant une intervention de l’Etat. Son grand adversaire est Hayek, l’anarcho-libérale (voir le rap sur les thèses des deux auteurs  sur youtube : Ici). Keynes est un défenseur de l’Etat providence. Mais quand on voit les applications de ce concept, alors je pense qu’il faut dépasser la machine keynésienne (sa macroéconomie) qui s’est montrée inadéquate pour faire disparaître les misères.

(2) Mysticisme du positivisme ésotérique : Mysticisme (qui a rapport à des choses cachées ou secrètes); ésotérisme (ensemble des enseignements secrets réservés à des initiés). Le positivisme, défini comme possibilité d’une axiomatisation totale (voir Point prêt pour le positivisme), me semble mystique en cela qu’il a vocation a découvrir Une vérité dans la logique (une axiomatisation totale). Et ses enseignements sont réservés au pseudo-initié de la mathématique économique. Peu d’économistes positivisme accepterons qu’un newbi puisse prétendre à parler d’économie. Pour eux on ne parle d’économie que lorsqu’on peut faire bien semblant de faire de la mathématique.

(3) Economie classique : Car les économistes qui croient en la mathématiques, les orthodoxes comme on les appelle ( voir le great article du monde diplomatique ici) ont oublié leurs racines. Pour moi les sciences sociales ne doivent pas être distinguées dans l’application, elles ne peuvent être séparées. Il faut juste les pondérer dans leur application. Par exemple, lors de l’époque classique de l’économie (Smith and Co), il me semble que l’économie se définissait par : l’utilisation des sciences sociales (mathématique, psychologie, philosophie …) dans le but de réfléchir aux possibilités d’organiser une société.  Les « hétérédoxes » ont compris que la mathématique, sans les autres sciences sociales, ne suffit pas à justifier l’organisation de la société. Ils ont compris qu’il fallait retourner aux racines : à l’économie classique.

(4) Satires hétérodoxes : Voir ci-dessus : les hétérodoxes utilisent l’ensemble des sciences sociales pour essayer de comprendre les différentes méthodes qui peuvent prétendre à l’organiser la société. Les satires, pour faire simple c’est les anciens troll (rien n’est sacré). voir La page wikipédia : ici.

(5) Si l’intention est lumière du prisme du moyen nécessaire : Une façon de symboliser l’existence est le prisme des moyens nécessaires. Il faut imaginer le prisme de réfraction de la lumière blanche (album Pink Floyd – Dark side of the moon) où la lumière blanche est notre intention qui se diffracte dans notre spectre d’analyse pour se subdiviser en une infinité d’actions (de couleurs) possibles. En gros, ce qu’il faut comprendre est que ce sont nos intentions qui déterminent nos actions (pas la contingence, pas le hasard, pas l’exercice du pouvoir, pas le temps, pas la recherche d’une vérité absolue ni la main de Dieu). Cela explique la suite –

(6) Questions cruciales : individu, organisme social, intention, conséquentialisme. Moultes bêtises! Fuck les misères de la pensée, ne comptent que celle de la vie, la vraie : Critique envers les philosophes et révolutionnaires, envers tous ceux et celles qui sont avides de la branlette  intellectuelle. Rien à faire que ce soit déterminé par un concept religieux (charité), biologique (neurones miroirs, Kropotkine qui parle de réciprocité dans le monde animal), philosophique (sympathie de Smith, impératif catégorique de Kant ….) ou quoi que ce soit. Tu vois quelqu’un qui souffre du l’aide c’est tout. Fuck les misères de la pensée qui ne cherchent nos déterminismes pour justifier leur inaction. Ne comptent que les misères de la vie, la vraie : celle de tous jours. À une philosophe détenant la vérité absolue, mais qui ne s’arrête pas devant une personne à la rue, sans un regard pour elle, je préférerai un extrémiste de la pensée, mais qui est calme et patient lors de ses interactions sociales.

(7) À tous les partisans du contrat, n’est-il pas mieux d’avoir le choix : les partisans du contractualisme supposent que l’origine de l’Etat est un contrat entre les Hommes qui en renonçant à une partie de leur liberté fondent des lois garantissant la perpétuation de la société. Amartya Sen propose des approches alternatives au contractualisme dans sa théorique du choix social. Pour faire bref, il s’agit là d’un fight intellectuel entre l’institutionnalisme transcendantal (positivisme) et la comparaison des situations réelles. Entre Sen et le contrat social, j’ai fait mon choix.

(8) C’est un combat contre la prétention dû à nos certitudes dogmatiques de nos perceptions et visions des mondes métaphysiques : Pour Don Juan (Voir : Le voyage à Ixtlan de Carnos Castaneda dans le rubrique retraite spirituelle), il faut parvenir à ébrécher la certitude dogmatique que nous partageons tous, à savoir que la validité de nos
perceptions, notre réalité du monde, ne doit pas être mise en question. Et pourtant …

(9) Le paradoxe de Condorcet : montre qu’il existe des processus de choix social qui ne sont pas indiscutables c’est-à-dire qu’il y a des cas où les processus de vote (systèmes majoritaires, proportionnels, semi proportionnels, mixte …) donnent des résultats incohérents. En effet, même si tous les votants ont des choix cohérents il y a des cas où l’agrégation des préférences individuelles ne donne pas une hiérarchisation cohérente des préférences. Le vote n’est donc pas suffisant en démocratie, telle qu’on l’eut défini jusqu’alors. C’est là que le concept de démocratie liquide intervient.

(10) Démocratie liquide : Convergence de la démocratie directe et de la démocratie participative grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication notamment. Pour moi, il s’agit de dépasser le paradoxe de Condorcet par les méthodes modernes d’interactions et de sociabilisation.

(11) Galbraith qui a montré qu’on se faisait manipuler : Dans sont livre « Le nouvel Etat industriel », montre que le capitalisme à muter autour des années 1950 (si ma mémoire est bonne). Dans la première phase nous avions un capitalisme ou la demande faisait l’offre, où le vendeur écoutait les besoins des clients et faisait en fonction. Prenons l’exemple des voitures : à une époque il y avait le fordisme et le taylorisme. Les gens ont besoin de voitures, boom on fait plein de voitures plus ou moins identiques pour que chacun puisse accéder au bien. Mais à un moment tout cela change dit Galbraith avec le pouvoir des entrepreneurs qui se renforce (en gros). C’est l’exemple du patron de Sony (si je me souviens bien de l’exemple de Galbraith), qui voulait une machine pour écouter de la musique quand il faisait son golf. Alors comme il avait plein d’argent il a demandé à ses ingénieurs de travailler dessus. Une fois son caprice fabriqué, pour rentabiliser le travail de ses chercheurs il a commercialisé le produit et c’est comme ça que le walk man est apparu. Une consommation responsable permet au consommateur de se réapproprier l’offre. Et cela passe notamment par le boycott de certains produits.

(12) Babel c’est fait, oui c’est fait : Renvoi au mythe biblique de la tour de Babel. Après le déluge, les Hommes, qui parle tous le même langage décide de construire une tour qui touche le ciel pour s’imposer sur Terre. Mais Dieu est moyen content de l’initiative du coup il décide de détruire la tour est de séparer les Hommes en leur donnant des langages différents. Mais aujourd’hui, il existe de coopérations internationales dans tous les secteurs, l’esperanto existe (même s’il est peu utilisé), et lorsqu’on voit la grandeur de nos infrastructures on peut se dire que la Tour aussi est là, éparpillé dans l’espace géographique. Alors oui, Babel c’est fait, certes pas ordonnée comme ordonné, mais il faut se rappeler l’idée derrière la métaphore.

(13) 1 + 1 = 3, ensemble la plus-value s’étale fort. Tout simplement, l’union fait la force. Deux personnes ensemble valent plus que deux personnes seules (1+1=2). En économie, il y a une distinction ancienne qui dit qu’une société est un équilibre entre l’identification d’intérêt (par intérêt l’on s’identifie à l’autre car nous sommes conscients qu’n équipe on arrive souvent mieux que seul) et le conflit d’intérêt (comment répartir équitablement cette valeur ajoutée entre les membres de la société).

(14) Dans un monde d’optimalité nos vies sont minimisées : L’équilibre néoclassique repose notamment sur l’hypothèse de rationalité des agents. Les agents sont rationnels c’est à dire qu’il maximisent leur profit (sous contrainte bugétaire). De façon plus simple, on veut le maximum de bonheur possible en fonction de l’argent dont on dispose et notre vie est basée sur ce principe. Mais nous ne sommes pas tous pareils et c’est heureux. Alors oui, s’il l’on veut un monde d’optimalité, un équilibre de marché optimale qui maintient le contrat social alors il faut une certaine homogénéité des agents. Donc dans un monde d’optimalité nos vies sont minimisées.

(15) Alors qu’ensemble on pourrait prétendre à winner l’existentialisme : Tout anarchiste que je suis se mettre à genoux devant un Moustafa Meunier. En effet, un monde déshumanisé comme celui d’Aldous Huxley (le meilleur de mondes), sans misère ou conscience de la misère m’apparaît plus humain que celui dans lequel nous vivons. En cela, je reconnais le meilleur des mondes comme utopie et non dystopie (si la variable d’intérêt est la misère). Mais pourtant,  j’espère un monde avec une espèce humaine unie dans ses différences. Un monde où le paradoxe de Condorcet serait résolu, un monde de discussion. Une démocratie telle que Ricoeur l’a défini : Est démocratique une société qui se reconnaît divisée c.-à-d. traversée par des contradictions d’intérêt, mais qui se fixe d’associer à parts égales chaque citoyen dans : l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions,  et dans la délibération en vue d’arriver à un arbitrage (n’étant pas la résolution des contractions sinon c’est totalitaire). Ensemble nos pouvons adjectiviser l’existentialisme pour établir une conception composite et dynamique de l’existence.

(16) Nous sommes tous les étrangers de Camus : Voir l’Etranger de Albert Camus. Pas de spoil sur ce chef d’oeuvre. La dernière phrase de la chanson ne pourra être comprise sans une discussion où j’explique son sens.