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Réflexion verte 2

28 février 2017 - Articles

Dehors c’est la tempête ! Après avoir lu le tome 3 de transmetropolitan je roule un pétard. Le rite s’effrite avec l’habitude, je n’ai pas fini de déchiqueter la plante que déjà un bout de carton trône dans mes dents attendant impassiblement qu’une flamme transforme ce petit bout de feuille mal déchiré en une fraise incandescente, qui me filera autant le cancer que me donnera l’impression de faire ressortir le semi-homme que je suis. Je repense à elle, puis à elles, à eux, à nous, mais plus je tire sur le cône plus Spider Jérusalem se révèle en moi. Et Spider n’a pas peur de la solitude, même s’il ne s’y complaît pas, Spider à peur que son engagement s’aliène. Dehors il pleut violemment, le vent souffle fort. Pareillement frileux à l’altérité, je laisse jaillir spontanément ce qui en ce moment doit s’exprimer : 

Putain je vous jure, l’expression « c’est pas blanc ou noir, c’est gris » est celle de mon quotidien. Effrayé d’heurter les conventions bien pensante, déterminisme culturelle, utopie d’une société stable … Mes couilles ! La plupart du temps on cache notre dogmatisme manichéen dans une subdivision obscure qu’est le dualisme. Alors oui c’est génial on te dira ouvert d’esprit si tu arrives à opposer tes suggestions à des suggestions antagonistes et à dire qu’entre les deux il y atout un cheminement de suggestions alternatives. Magnifique tu vois gris t’es ouvert d’esprit. Mais bordel elle est où la couleur, ils sont où les contrastes de pourpre et de turquoise ? On est incapable d’adjectiviser, où alors seulement quand la culture nous apparait tellement lointaine que pour une fois on se passe d’ouvrir notre gueule pour balancer des typhons de préjugés qui aspireront dans les profondeurs abyssales tout les prétendants allumeurs de lanternes. Avant même qu’ils n’eurent puissent ouvrir leur gueule pour défendre les contrastes, la relativité des perceptions et des symboliques les voilà avalés par la force titanesque des océans. Et le premier qui défendra qu’une bougie est une lumière dans la nuit noir ne s’est jamais balader des l’infini néant des abysses du conventionnel.

Haha ouai c’est facile de se plaindre, de relever les incohérences chez  les autres et de s’offusquer à tout vas face aux symboliques d’autrui. Mais putain même face à une âme sœur il faut prendre connaitre tout un rituel expérimental pour aborder nos perceptions des mondes métaphysiques. Avec une amie de 10 ans tu sais qu’une main sur l’épaule vaut mieux qu’un discours. Et j’ai rien contre la symbolique particulière à chaque nouvelle interaction dans une relation entre personnes. Mais va t’amuser à relever tes déterminismes pour les comparer à ceux de tes potes ou de ta famille. Va t’amuser à escalader ces montagnes lisses de protection contre je ne sais quelles conneries. Va t’amuser à expliquer que plus que des garde fous t’as besoin de tout remettre en question, parce que bordel c’est drôle de troller les métaphysiques. A partir de là y’aura toute une tripotté de « gardes fou bien pensants » pour te rappeler le concret des réalités sociales. Encore une armée bien conditionné qui prétend faire la guerre, et au passage t’enfoncer sa baïonnette si profond dans le cul que t’aura un cure dent à vie sortant de l’œsophage pour te permettre de curer les plaques de sang solidifier que les infections de cette merde auront laissé dans ton corps, pour pouvoir instaurer une paix durable. Bande de couillon et couillonnes, et tout adjectifs relatifs au genre que je n’ai ni le temps ni l’envie d’apprendre, les 150 pokémons m’ont suffit, comment espérer vous instaurer une paix sociale quand vous savez pertinemment que vous n’êtes pas en paix avec vous-même ? Avouez le, votre drogue c’est le confort, le confort matériel et intellectuel. Le confort et la facilité, voilà deux putains de vice dans lesquels il est facile de sombrer. Ne pensons pas à la vie, ni à ce qu’elle implique la mort, ne pensons pas à l’existence, ne pensons pas à la misère, contentons nous de lui passer devant avec un sourire narquois où un regard compatissant. Cultivons notre situation à l’engrais Monsanto. Après tout on s’en fou du sol on a qu’une vie et on repoussera pas. Ouai c’est une dynamique qui m’évoque une pub en noir et blanc pour des cachets d’aspirines qui filent la chiasse et à la nausée pour mieux soigner nos maux de tête. Je préfère encore me défoncer le crâne aux amphets et passer la nuit à taper du pied sans raison sur du son si répétitif que 5 min au réveil de redonne envie de te coucher pour la journée. Je préfère encore m’envoler sous LSD, arrêter le temps, créer le monde et le détruire une infinité de fois, me faire enlever par des extra terrestres et surfer avec eux sur les soleils de systèmes de Danglov, tout ça dans intervalle de temps qu’il aura fallut à la flamme de mon briquer pour jaillir et allumer le gros pure de stiva qui est dans ma bouche qui va calmer mon corps de tout les merdes que j’ingurgite et qui font monter mon rythme cardiaque à 200 bpm. Calmer une drogue trop puissante par une autre drogue. C’est ce que je fais quand je fume de la weed ou de l’opium après avoir pris du LSD. C’est ce que je fais aussi quand je me défonce à l’idéalisme mystique dans un environnement cartésien. C’est ce que je fais quand je choisit de retourner chez mes parents pour ne pas avoir à m’intégrer dans un système qui reconnait la hiérarchisation des droits et des valeurs seulement pour justifier son manque d’engagement pour détruire la misère physique. La misère de l’esprit on s’en bas les couilles si fort qu’on pourrait faire cuire un œuf dessus. Ce qu’il faut c’est prendre le temps de penser seul et à plusieurs. Et ça tu peux pas le faire si tu travail 50 heures trajets compris par semaine pour payer ta propriété et nourrir tes gosses, tu peux pas le faire même si tu travail 35 heures dans un taf non stimulant, et même si le taf est stimulant j’ai des doutes quand aux effets négatifs de la sédentarité. Et surtout tu peux pas pensée symboliquement la vie si t’as la dalle parce que ton dernier repas, un kebab fritte bien gras mais sans apport réel, remonte à 56 heures, si tu t’es pas doucher depuis une semaine car la saleté de rat qui t’as machouillé l’orteil y’a trois nuit pendant que tu dormais près du canal (parce que les flics t’ont virer d’abris que tu t’étais trouvé en centre ville ; à l’abris du vent et confortable c’est bien mais pas si tu répugnes les gens) et t’as refilé une infection qui t’empêche du bouger la jambe et que tous ce que font les passant pour t’aider c’est baisser les yeux en te disant désolé mais en te souhaitant une bonne journée quand même, c’est pas des monstres tout de même. Alors oui, ça, ces réactions de merde à longueur de journée, ces impertinences, cette suffisance, dans la politique, la mode, la comm, à l’université et dans les lieux de prières, chez toi et chez tes potes, ça me gonfle et je voudrais trouver des moyens d’apaiser les tentions, pas les faire disparaitre, les apaiser. Pour ça il faut révéler l’immanence de leur caractère de probabilité dans toutes interactions (et ouai faut expliquer des tautologie maintenant). Et ça j’ai pas prétention à le faire. Ce que je peux faire c’est continuer à me droguer aux substances illicites, continuer à détruire toute pensée qui se croira supérieur à une autre, continuer à m’auto détruire pour jouer avec mes déterminisme, pour bouger mon point d’assemblage, pour me rapprocher du libre arbitre. Je suis un connard comme les autres mais je cherche les façons de changer cela. Et ça je ne sais pas le faire si ma vie est confortable, si mon futur et stable et que le mouvement de ma vie et rectiligne uniforme parce que c’est chiant tout simplement. Merde quand tu joues à FIFA dans ton salon tu t’amuses toujours à jouer en level facile et à mettre 7-0 à l’ordinateur ou tu changes de mode pour pouvoir prendre des branlés et améliorer ton niveau ? Quand t’apprends à danser tu changes jamais la musique ? Quand tu joues à Mario tu restes au niveau 1 parce que Bowser te fait peur ? Non bordel tu joues, tu perds des vies, tu rencontre de nouveaux ennemis, tu améliores tes compétences pour aller sauver la princesse de l’ignoble Bowser qui l’a faite prisonnier. La vie c’est pareil, quand c’est simple c’est chiant. Ce qui marrant au contraire c’est quand tu crois que tu peux anticiper les mouvements de la vie et que sortit de nul part y’a un truc qui vient chambouler l’ordre établit. Là ça devient intéressant. Nous sommes des mouches au dessus d’océan de merde et plutôt que de passer ma vie à chercher la merde ultime qui me servira de tombeau je préfère me masturber continuellement sur le nombre de possibilité de jouissances qu’offre un tel univers.