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Philosophie

quelques concepts via spinoza

Zarathoustra Victor

Bergson – La conscience et la vie (1911)

« Conscience et matérialité se présentent donc comme des formes d’existence radicalement différentes, et même antagonistes, qui adoptent un modus vivendi et s’arrangent tant bien que mal entre elles. La matière est nécessité, la conscience est liberté ; mais elles ont beau s’opposer l’une à l’autre, la vie trouve moyen de les réconcilier. »

Bergson a marqué l’importance de certains de ses « essais en conférences », en les rassemblant dans deux recueils : L’énergie spirituelle en 1919, La pensée et le mouvant en 1934. Il faut donc tout à la fois replacer ces écrits dans ses recueils (et dans l’ensemble de son œuvre) et les lire pour eux-mêmes. Dans La conscience et la vie (1911), il s’agit d’établir avec précision une analogie et des « recoupements » entre ces deux ordres, qui préservent la singularité de chacun d’eux, mais qui montrent aussi en quoi ils sont inséparables et en quoi, face aux mêmes obstacles, métaphysiques mais aussi, déjà, moraux, ils indiquent une même direction.

La conscience et la vie.


John Dewey – Comment nous pensons ?

Ce livre est un exercice d’initiation philosophique autour d’une question menacée par l’abstraction ou par une neurobiologie prétentieuse. Dewey va montrer ce qu’est l’acte de penser, puis comment on peut favoriser ce type d’acte. Penser, c’est expérimenter, et en vérifier les conséquences, c’est mettre à l’épreuve une hypothèse par une action, qu’elle soit réelle ou imaginaire. Les idées sont donc des instruments, ou encore des moyens de transformation de l’expérience. Penser implique de ne jamais oublier l’acte de vérification des idées-hypothèses. Explorer comment nous pensons, c’est aussi réfléchir aux manières dont nous pouvons aider les enfants à développer cette aptitude. Il n’y a pas de théorie sur  » comment nous pensons  » sans que l’on puisse la vérifier dans une pédagogie. On pourra juger des propositions de Dewey à la pédagogie qu’il propose.

Chapitre 1 : Qu’entend-on par penser ? – Signification diverses (acte de penser au hasard, pensée non inclusive, pensée d’opinion), le facteur central (la suggestion), les éléments de la pensée réfléchie (origines, suggestion, exploration, conclusion suspendue), nécessité d’éduquer la pensée, les Idoles de Bacon (idole de race, du marché, de la cave, du théâtre), les influences selon Locke (dépendance des autres, intérêt personnel, expérience limitée, effet des principes dogmatiques, esprit étroit, passions fortes, soumission à l’autorité d’autrui), les ressources naturelles dans l’éducation de la pensée (curiosité physique, social et intellectuelle, suggestion de facilité, d’étendue et de profondeur, équilibre de l’esprit, ordre), l’école et l’éducation de la pensée, moyens et buts de l’éducation mentale.

chapitre 1 partie 1
chapitre 1 partie 2
chapitre 1 partie 3

Chapitre 2 : Analyse d’un acte complet de penser – Trois cas (délibération rapide, réflexion au sujet d’une observation, réflexion avec expérience), existence d’une difficulté, définition de la difficulté, existence d’ explication suggérée, élaboration rationnelle d’une idée, formation d’une opinion, inférence systématique (inductive et déductive), expérimentation, jugement (interprétation des faits), se faire une opinion (compréhension, intention, classification), l’acte de penser concret et l’acte de penser abstrait, la pensée empirique et scientifique.

chapitre 2 partie 1
chapitre 2 partie 2
chapitre 2 partie 3

Chapitre 3 : L’éducation de la pensée – L’activité et l’éducation de la pensée (maîtrise du corps et de l’intellect, adaptation sociale, symbolisme), le langage et l’éducation de la pensée, vocabulaire passif, précision du vocabulaire, langage suivi (discours enchaîné)

chapitre 3 partie 1
chapitre 3 partie 2


Milan Kundera – L’insoutenable légèreté de l’être

« Qu’est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu’est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu’est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre : « Es muss sein !  » Qu’est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli. »

L’insoutenable légèreté de l’être


Arthur Schopenhauer – Contre la philosophie universitaire

L’innocente jeunesse se rend à l’Université pleine d’une confiance naïve, et considère avec respect les prétendus possesseurs de tout savoir, et surtout le scrutateur présomptif de notre existence, l’homme dont elle entend proclamer avec enthousiasme la gloire par mille bouches et aux leçons duquel elle voit assister des hommes d’Etat chargés d’années. Elle se rend donc là, prête à apprendre, à croire et à adorer. Si maintenant on lui présente, sous le nom de philosophie, un amas d’idées à rebours, une doctrine de l’identité de l’être et du non-être, un assemblage de mots qui empêche tout cerveau sain de penser, un galimatias qui rappelle un asile d’aliénés, le tout chamarré par surcroît de traits d’une épaisse ignorance et d’une colossale inintelligence, alors l’innocente jeunesse dépourvue de jugement sera pleine de respect aussi pour un pareil fana ». s’imaginera que la philosophie consiste en un abracadabra de ce genre, et elle s’en ira avec un cerveau paralysé où les mots désormais passeront pour des idées, elle se trouvera donc à jamais dans l’impossibilité d’émettre des idées véritables, et son esprit sera châtré.

Critique de la philosophie universitaire

Arthur Schopenhauer – L’art de se connaître soi-même (1821)

Commencé en 1821, inédit en français, ce petit « livre secret » de Schopenhauer composé de notes autobiographiques, de souvenirs, de maximes et de règles de vie distille sa sagesse de la vie. Un petit manuel utile pour se connaître soi-même et pour rendre moins difficile la vie avec les autres. « Vouloir le moins possible, connaître le plus possible, a été la maxime qui a guidé ma vie » Schopenhauer.

L’art d’avoir toujours raison

Arthur Schopenhauer – L’art d’avoir toujours raison (1831)

38 ficelles, tours et autres passes pour garder raison à tout prix en ayant objectivement tort ou comment terrasser son adversaire en étant de plus mauvaise foi que lui. Un court traité à l’usage de quiconque croit sincèrement aux dividendes de la pensée.